L’AGRICULTURE

Suivant les avis recueillis auprès de 73 ménages soit 67 concessions, à des exceptions près, tous à Risso, pratiquent l’agriculture et principalement celle attelée sans un seul tracteur noté. Quant aux variétés cultivées, elles sont dominées par les céréales, notamment le mil et le niébé. Chez certains, ces cultures rivalisent avec l’arachide qui a aujourd’hui tendance à perdre son statut antérieur de choix, en raison de la qualité de la pluviométrie marquée par la faiblesse des quantités de précipitations (voir climat cidessus), mais aussi et surtout de l’absence de moyens d’accès à des semences de qualité voire améliorées. On peut noter outre mesure, l’absence dans le village d’entités ou services du genre coopérative agricole, personnels d’encadrement…

Dans ce volet, il y a à noter, outre l’usage d’engrais organiques, celui des pesticides et engrais chimiques, mais de manière très limitée et pas unanime, pour l’amélioration des rendements des cultures ainsi que leur protection. Sachant que les lieux les plus proches, Koul à trois (03) km, Thiès à quarante-cinq (45) km, pour les semences et pesticides et Sismar à Pout, pour les tracteurs, à environ soixante-dix (70) km, on peut dire que l’option de l’agriculture exclusivement attelée n’est que la preuve d’un manque de moyens plutôt qu’un problème de distance.

Ainsi, parce que cette agriculture pluvieuse qui ne dure que deux (02) à trois (03) mois, nourrit à peine son homme, le seul groupement mixte existant tente de s’adonner à la culture maraîchère comme alternative sans réussir à s’imposer. Il est rejoint dans ce secteur par un fils du terroir qui est en phase de tester ce secteur que nous envisageons d’investir, à grande pompe, sous peu. Partant de là, une relance de l’agriculture en général et peut-être même sa révolution par les techniques modernes tel que l’envisage l’ANVID n’est pas à exclure comme solution idoine dans le moyen terme.

Répartition des rendements selon là spéculation à Risso.

Activité presque partagée par tous, l’agriculture ne nourrit pas ses acteurs à la hauteur des moyens qu’ils mobilisent. Les éléments de l’enquête révèlent parfois des cas de ménages qui n’ont récolté pas un seul kg. Les raisons avancées sont entre autres, la durée de la saison, l’état de la pluviométrie, la qualité des semences, mais surtout le cas sérieux des animaux en divagation dont ceux des bergers qui ont toujours hâte de dévaster les champs désertés et parfois même la nuit.